Deux maisons, l'une habitée et l'autre pratiquement en ruines, ont brûlé, hier matin, à La Neuville-au-Pont. L'incendie est d'origine accidentelle.
ELLES sont littéralement parties en fumée. Rue des Juifs, non loin de l'église, deux maisons ont été, hier en fin de matinée, la proie des flammes. L'incendie s'est déclaré dans la demeure rénovée dans laquelle vit un jeune couple de locataires. Selon l'enquête, rondement menée par les gendarmes de Sainte-Ménehould, c'est un incident sur le circuit électrique qui a provoqué le départ de feu.
Disparu l'ancien atelier du charron
Rapidement, les flammes se sont propagées aux bâtiments les plus proches, en l'occurrence une extension de la maison et l'ancien atelier de charron qui jouxte une bâtisse abandonnée. Les charpentes, léchées par les flammes, n'ont pas résisté. Pendant plusieurs heures, les pompiers ont lutté contre l'incendie. Ceux de La Neuville-au-Pont, premiers sur les lieux, ont été rejoints par des renforts venus de Clermont-en-Argonne, Dampierre-le-Château et Sainte-Ménehould. En tout une trentaine d'hommes ont été mobilisés.
L'incendie maîtrisé, il a fallu prendre des dispositions pour éviter que la chute de pierres ou de morceaux de charpente ne vienne blesser un passant. « Sur demande des pompiers, j'ai contacté un agriculteur de la commune pour qu'il vienne abattre les murs », explique le maire, Jean-Louis Mabire. Désormais, il ne reste plus que des gravats des deux maisons. Le jeune couple, qui a de la famille dans la région, a été facilement relogé. Il a toutefois perdu tous ses biens dans ce spectaculaire incendie. A l'angle de la rue, la demeure à l'appareillage champenois est elle aussi à terre.
Rachetée récemment par un habitant de l'Oise qui souhaitait utiliser le terrain pour construire des logements, elle devait faire l'objet dans les semaines à venir d'un arrêté de péril. Le permis de construire avait en effet été refusé pour cause de non-conformité vis-à-vis des normes patrimoniales en vigueur sur le secteur. La demeure se trouve en effet dans un périmètre protégé, celui de l'église. L'acheteur avait ainsi abandonné son projet qui s'avérait trop coûteux à mettre en œuvre. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de la bâtisse. Seules les règles édictées par les Bâtiments de France subsistent.
A voir si une nouvelle demande de permis de construire recueillera, à l'avenir, un avis favorable.
Stéphanie VERGER